Tout d’abord, je me joins à toute l’équipe Kap IT pour vous souhaiter une bonne année 2012 pleine de belles réalisations interactives !
Que se cache-t-il derrière ce sigle ? Déjà 3 ans qu’il dispose de sa définition Wikipedia mais qu’en est-il en ce début 2012 ?
Voici un rapide bilan de son incursion dans notre quotidien.
Contexte
Nous sommes constamment « encerclés » par de nouveaux dispositifs tous plus sophistiqués les uns que les autres (ubiquité technologique). Que ce soit des smartphones, des tablettes, une Wii, une Kinect, tous ont un point commun… Ils nous permettent d’interagir avec eux par ce qui est le plus naturel pour nous ; notre toucher, nos gestes et même notre voix. Rendant presque invisibles les interactions elles-mêmes.

Les techniques d’interaction du NUI
Ainsi en conjuguant ces nouvelles possibilités avec un bon design d’interaction, nous sommes capables de concevoir des produits encore plus efficaces et intuitifs qu’auparavant.
Un nouveau modèle d’interaction a donc émergé et il répond au doux nom de NUI pour Natural User Interface ou Interfaces Utilisateurs Naturelles en français.
Et cette apparition a du bon, principalement pour les utilisateurs, qui disposent d’interfaces encore plus intuitives et sans doute plus rapides à appréhender.
Mais où trouve-t-on le NUI ?
Regardons d’un peu plus près les types d’interactions présents dans notre quotidien.
Tactile
Débarquée en force dès 2007 dans notre quotidien avec l’iPhone, cette interaction est aujourd’hui omniprésente.
Apple iPhone, celui qui a démocratisé le tactile
Faisant partie des facteurs de l’explosion des ventes des terminaux mobiles avec près de 350 000 tablettes et 3,8 millions de smartphones vendus en France seulement sur le 1er semestre 2011 (source GfK) ; le tactile se retrouve aussi dans d’autres terminaux : les TNI (Tableau Numérique Interactif) comme les SMART Board ou encore les tables tactiles comme la Surface de Microsoft.
Microsoft Surface 2
Ici les utilisateurs touchent directement l’écran avec leurs doigts pour contrôler l’interface comme ils le feraient dans le monde physique.
En combinant l’emploi de plusieurs doigts d’une certaine manière (des gestures), ils peuvent interagir avec le système de manière plus puissante et plus simple qu’auparavant.
Voyez ce que cela donne lorsque le tactile s’attaque à nos voitures :
Gestuel
Moins répandue que la précédente, cette interaction est particulièrement présente dans l’univers du jeu vidéo et la Wiimote en a été le précurseur.
L’utilisateur reproduit les mêmes gestes qu’il ferait s’il n’était pas devant sa console comme par exemple un bon coup de sabre laser !
Cela a amené une nouvelle façon de jouer, plus immersive et plus intuitive.
Plutôt que de commander un avatar par une combinaison de touches sur une manette, l’utilisateur doit à présent bouger ses mains pour que l’avatar s’anime. Dès que cela est possible, l’interaction avec la Wiimote est identique au mouvement dans la pratique réelle (coups de poings, manipulation d’une épée, revers au tennis, …)
Le Kinect quant à lui, invite l’utilisateur à devenir la manette. Pour ce faire, il doit bouger tout son corps afin de piloter son avatar augmentant ainsi l’immersion et facilitant encore l’apprentissage. Ici, l’avatar suit exactement les mouvements de l’utilisateur.
Vocal
La reconnaissance vocale pointe le bout de son nez mais ne décolle pas encore. Malgré plusieurs tentatives d’applications téléphoniques de type serveur vocal et la tentative du Nabaztag en 2005 (devenu Karotz) qui réagissait après avoir prononcé un mot lorsqu’on appuyait sur un bouton entre ses 2 oreilles, l’interaction vocale reste encore très peu connue et peu adoptée par le grand public. Elle impose des contraintes sur l’environnement d’usage (bruit environnant) ainsi que l’adoption d’un langage pseudo naturel.
Même si ces précédentes tentatives n’ont pas eu vraiment de succès, 2 nouveaux services : Kinect Voice Recognition et Siri sur iPhone proposent une nouvelle évolution de ce type d’interaction.
L’implémentation du vocal par Microsoft et Apple montre bien qu’il s’agit encore et toujours de l’interaction dont tout le monde rêve. Un produit capable de comprendre et de réaliser ce qu’on lui demande oralement semble voué au succès commercial.
Il est donc important de surveiller l’évolution technologique de cette fonctionnalité tout comme sa capacité d’adoption par les utilisateurs.
Du NUI au boulot ?
Déjà présent au travers des dispositifs que l’on utilise au quotidien, il est pour le moment relativement absent dans notre manière d’interagir avec le système d’information (SI) des entreprises.
Il est crucial pour les DSI de considérer que les utilisateurs « grand-public » immergés dans le NUI sont également les utilisateurs du SI de l’entreprise. Nous avons donc affaire à de nouvelles attentes.
Pour relever ce nouveau défi, il faut allier réflexion sur le SI à moyen terme, esprit d’innovation et élaboration ergonomique complète.
Sans cela, on risque de passer à coté des besoins de ces utilisateurs et de l’entreprise et donc de gaspiller des budgets dont on dispose.
Tout ceci permettrait de rendre le dialogue plus naturel et plus efficace avec le SI.
Du point de vue RH, cela pourrait renforcer le sentiment d’appartenance, de fierté envers l’entreprise.
Ces 2 dernières années chez Kap IT, nous avons réalisé un certain nombre d’applications utilisant le tactile et souvent là où les interactions clavier-souris limitaient les services rendus par l’application.
Le gestuel et le vocal sont en cours d’étude dans plusieurs projets mais ne sont pas encore en production.
On remarque tout de même quelques tendances. Le gestuel semble destiné à la navigation notamment 3D et le vocal à la saisie et la commande main libre. Ce dernier étant bien entendu quasiment incompatible en environnement open-space.
Conclusion
Finalement le NUI n’en est encore qu’à ses balbutiements et n’a pas encore montré toute l’étendue de ses capacités.
Plus que jamais, il est important de surveiller les évolutions technologiques (retours de force pour le tactile, l’holographie pour le gestuel, la compréhension pour le vocal) et d’innover en les considérant dans la conception et la refonte des applications du SI.
Cela laisse présager de beaux produits interactifs à venir tout au long de cette nouvelle année et après !
Voici un petit aperçu des possibilités :


