C’est Tom Davenport qui le dit, une figure très connue du knowledge management, à Harvard Business School depuis près de deux décennies. Il s’adresse à son ami Andrew McAffee dans cet article où il livre sa vision de l’impact limité du web 2.0 sur l’entreprise.
Pour Davenport, les barrières qui empêchent la connaissance de circuler librement et de manière fluide au sein de l’entreprise, sont : le manque de confiance, d’encouragements, de disponibilité des employés pour de telle démarches, la culture de l’entreprise au sens large. Elles ne disparaitront pas simplement avec l’arrivée de nouvelles technologies. À moins qu’elles ne soient magiques
.
Dans un autre article, Tom Davenport explique cette prise de position. Il dit comment 15 années auparavant, il avait entendu les défendeurs du KM (knowledge management) dresser les mêmes arguments et concepts avancés par les promoteurs de l’entreprise 2.0 aujourd’hui :
- une meilleure réactivité,
- mieux partager la connaissance,
- une intelligence collective plus efficace,
- la nécessité d’une attitude de partage et de coopération,
- etc.
Un nouveau terme (entreprise 2.0) était-il nécessaire ?
Peut être que oui, pour désigner des changements indiscutables à mon avis. Avouons que si les barrières sont toujours les mêmes, les technologies ont changé et énormément… De plus, les mentalités ont nettement progressé avec la démocratisation de l’Internet, l’explosion du nombre des sites collaboratifs et des médias sociaux sur le Web… Les générations ne sont plus les mêmes. Tout cela doit forcément avoir un impact sur les organisations et leurs cultures.
Que ces changements soient lents à observer, je partage cet avis ! mais de là à nier leur existence, c’est un peu exagéré.




L’entreprise 2.0 NE DOIT PAS changer l’organisation et ce pour 2 raisons :
- le WEB 2.0 est, lorsqu’il est mis en œuvre, mis en place sur des pans existants de l’organisation
- les barrières à un travail plus efficace et collectif sont ailleurs (évoquées par Davenport dans cet article)
C’est sur ces dernières (barrières) qu’il faut travailler :
- comment redonner la confiance et l’encouragements nécessaire à plus d’engagement,
- Comment libérer de la disponibilité pour les employés (le web 2.0 doit leur être utile, il doit leur apporter de l’efficacité, doit être différents des autres applications utilisées aujourd’hui dans l’Entreprise ….),
- Comment changer la perception du web 2.0 sans demander une métamorphose totale des mentalités et de la culture d’entreprise au sens large.
Pour cela il faut trouver des applications qui apportent de la valeur ajoutée concrètement :
- aux collaborateurs
- à l’Entreprise
Il faut notamment apporter à l’entreprise la possibilité, grâce aux applications 2.0 d’être :
- plus sociale (apporter de la reconnaissance à ces salariés)
- plus performante :
. - Faire de l’amélioration continue
. - Identifier et mettre en œuvre des initiatives qui « rapportent »
. - Être plus rapide dans l’exécution des projets et des objectifs
- Plus responsable
. - Démarche de développement Durable
. - RSE
. - …
Tout cela doit être transparent et le sera (à mon sens), le terme (entreprise 2.0) n’aura aucune utilité, c’est une évolution normale de l’entreprise vers :
- des nouvelles technologies
- un fonctionnement qui ne gravitera nécessairement autour de 3 axes :
. - La performance financière
. - L’Homme (performance Sociale)
. - L’environnement
Bonjour Mathhieu,
merci pour votre commentaire.
Effectivement le débat n’est pas autour d’un nouveau “terme”…c’est plus autour de comment accompagner l’évolution que vous caractérisez de “normale”.
Des projets que j’ai pu voir, elle n’est pas perçue comme normale par des collaborateurs qui ont l’habitude de l’organigramme et des échelons, et des méthodologies structurées et structurantes et de la formation dès qu’on demande d’utiliser quelque chose de nouveau.
Pour partie ces structurants doivent bouger pour accueillir un nouveau mode de travail, celui de l’initiative, du partage et de la confiance…
D’où utiliser le web 2.0, ne demande pas une métamorphose, mais un nécessaire changement progressif du mode de travail et de la relation au document et aux autres collaborateurs.
C’est par là qu’on entend les changements organisationnels.
Je partage votre avis sur “l’outil” qui se doit utile dans les situations concrètes du travail du collaborateur.
A+
En effet, avec le développement de l’internet, les générations ne sont plus les mêmes. L’organisation doit s’adapter à ce changement en conséquent.